Festival International de la Photographie Culinaire 2009
Du 6 au 15 novembre 2009, se déroulera la première édition du FIPC (Festival International de la Photographie Culinaire) destiné au grand public et aux professionnels. Ce festival rend hommage au travail des photographes culinaires du monde entier en organisant des manifestations un peu partout dans Paris. Pour en savoir un peu plus sur cet évènement, nous avons rencontré Jean-Pierre Stéphan, Président du comité du Festival.

Festival international de la Photographie Culinaire
» Pourquoi ce festival ?
Jean-Pierre Stéphan : je suis parti d’un constat simple : lorsque l’on regarde une recette de cuisine dans un livre, la photo est primordiale. On assiste à une véritable révolution éditoriale dans le domaine du livre de cuisine avec une importance croissante de la photographie culinaire. Un chef sans photographe ne peut pour ainsi dire plus assurer son talent. La photographie culinaire a poussé des gens à s’intéresser au monde de la cuisine. La sensibilité des photographes a permis a beaucoup de découvrir ce monde sous un angle nouveau.
Les photographies culinaires sont très diversifiées et riches. Elles peuvent endosser un rôle anthropologique et peuvent concerner bien des sujets : les gestes en cuisine, les portraits de chefs…
Comment va se passer le déroulement des 10 jours que dure le festival ?
Jean-Pierre Stéphan : Paris est la capitale par excellence de la gastronomie et de la photographie. Le choix d’organiser le festival dans la capitale parisienne a été tout de suite une évidence pour nous. Une grande partie du festival se tiendra à Bercy Village mais pas que… Finalement ce ne sera pas un seul lieu mais plusieurs. En effet, de nombreux dispositifs ont été mis en place à travers la capital pour toucher au plus près le grand public. L’exposition institutionnelle se déroulera elle à Bercy village. Les visiteurs pourront admirer les œuvres de photographes professionnels venus du monde entier qui ont chacun apporté 3 images. Ces photographies seront aussi présentes chez Dupon et défileront sur des écrans du ministère de la culture.
De plus, nous avons travaillé avec des galeries d’art qui exposeront des images prises par des photographes festivaliers ou des passionnés. Des restaurants dans Paris afficheront eux aussi des photographies culinaires prises par des photographes reconnus mais pourquoi pas par le chef de l’établissement. C’est donc bien un« Parcours gourmand et culturel » qui s’installera dans tout Paris.
Plus que l’exposition de photographies, nous avons aussi mis en place des partenariats avec des lieux d’enseignement pour expliquer ce qu’est le monde de la photographie culinaire. Que l’on soit chef ou photographe, ce sont des métiers techniques où il faut beaucoup de maitrise : maitrise des outils, des gestes à apprendre… Des manifestations auront lieu notamment à l’école Grégoire Ferrandi, à l’ École des images des Gobelins, au lycée Guillaume Tirel qui propose le premier atelier d’images culinaires.
D’autres établissements mettront en avant le travail des photographes. Ce sera le cas, par exemple, dans la grande épicerie Edgar, Place de la Madeleine qui mettra à l’honneur le travail du photographe Dimitri Tolstoï.
Des ateliers de photographies culinaires seront organisés dans différents lieux comme à la galerie Fraich Attitude (il faut s’inscrire à la galerie directement).
Parlez-nous de la compétition officielle du festival
Jean-Pierre Stéphan : Pour la première édition du festival – qui a pour thème « Poissons, Coquillages & Crustacés » et pour parrain le chef Guy Savoy – des photographes professionnels nous ont fourni 3 photographies chacun, de différents formats (un format imposé de 90×90cm et 2 formats plus petits aux dimensions de leurs choix), présentées selon des normes techniques imposées et illustrant le thème du festival. Cette compétition officielle s’achèvera par le vote de la meilleure photographie culinaire. Un jury de professionnels élira à l’issu du festival le meilleur photographe qui recevra le « Grand prix du festival » et le public pourra voter pour son photographe préféré.
En marge de la compétition, auront lieu pendant 2 jours (vendredi 13 et samedi 14) des débats au lycée Guilaume Tirel. Petit aperçu du programme : le vendredi matin sera consacré à la photo culinaire dans sa globalité. Le samedi sera plus axé sur le poisson. Manger du poisson oui mais pas n’importe lequel, pas n’importe comment. Auront lieu des débats autour de la pêche équitable, du poisson bio, des espèces en voie de disparition…
Pourquoi avoir choisi le thème « Poissons, Coquillages & Crustacés » pour la première édition?
Jean-Pierre Stéphan : c’est avant tout un thème universel : on mange du poisson dans le monde entier, sous différentes formes. Poissons d’eau de mer, de rivières… On mange ds poissons séchés dans le désert… le poisson « à la côte » avec notamment le succès de la cuisine asiatique où l’on mange beaucoup de poissons crus. De plus, c’est un sujet qu’aiment traiter les chefs et les photographes.
C’est aussi un sujet d’actualité avec par exemple le problème du thon de méditerranée qui est en train de disparaitre. On prend conscience qu’on ne pas faire n’importe quoi avec les ressources de la mer. »
Pour vous rendre mieux compte de l’alliance entre la cuisine et la photographie, voici un avant-goût des œuvres qui seront mises en avant durant le festival :

Yves Bagros

Richard Sprang

Patrick rougereau - Les seiches

Dominic Davies sardine-toast sorbet

Christophe Doucet - Le crabe

Anthony Cottarel

Michel langot - perle d'huitre











